Le Tennis pour les nuls – Épisode 1

Pour une grande majorité de personnes, le tennis se limite à regarder de temps à autre, pendant Roland-Garros, Wimbledon ou le Rolex Paris Masters, lorsque les évènements tennistiques sont réellement incontournables, et sans véritablement comprendre ce qu’il se passe, en profitant uniquement du spectacle offert par les deux (voire les quatre) acteurs sur le court.

Pour bien préparer les événements majeurs de cette fin d’année, que sont la Coupe Davis (nouveau format, sur lequel nous reviendrons dans un prochain article) ainsi que le Masters, Les Déchaînés, la plateforme qui permet de réserver un terrain de tennis en 30 secondes et sans engagement, vous proposent de faire un point sur les règles et informations nécessaires qui vous permettront de suivre le match sans être obligé de poser des questions sans arrêt à votre voisin d’à-côté.

Pourquoi ce système de comptage ?

Au tennis, à l’inverse de la plupart des sports de confrontation directe (excepté le rugby), il y a un décompte des points unique, très particulier, mais surtout difficilement compréhensible pour les spectateurs occasionnels. 15/0, 30/A, 30/40 et avantage dehors. Qui n’a jamais entendu un ami, un parent ou son/sa copain/copine demander en plein match, « Pourquoi il a 15 là ? », « Pourquoi on ne compte pas comme au ping-pong ? » ou encore « il y a jeu-là ? » après qu’un des deux joueurs ait gagné un point à 40/A. Et d’ailleurs, « qu’est-ce que c’est que ce A ? » ?

Et bien en réalité, les origines de ce casse-tête sont assez logiques et plutôt faciles à mémoriser. Le tennis est un sport qui est né à la fin du 19ème siècle, mais qui découle d’un autre sport bien plus ancien, le jeu de paume. A ce jeu, les adversaires étaient supposés compter les points par tranche de 15, soit 15, 30, 45. Ce système de comptage correspondait à un avantage (de proximité) qu’un joueur prenait sur son adversaire, et qui lui permettait de se rapprocher de plus en plus du mur (contre lequel la balle est lancée). Le 45 est devenu 40 au fil du temps, pour la simple et bonne raison que c’était nettement plus court et facile à dire que « quarante-cinq » pour les arbitres. Au passage, pour répondre à la question sur le « A » évoqué plus tôt, il signifie simplement « All » en anglais.

En ce qui concerne les fameux « Fifteen/Love », »Thirty/ Love » ou « Fourty-Love » (à prononcer « Loffff »), son origine vient de la forme du 0, faisant penser à un œuf. Les arbitres français disaient donc à l’origine « 15/l’œuf », et qui a finalement été repris en anglais pour donner  « Thirty/l’œuf ou love ».

Quid du tie-break ?

Dans presque tous les matchs de tennis (sauf sur certains Grand Chelem, qui ont créé leurs propres règles dans le 5e set), que ce soit sur le circuit féminin ou masculin, un « 13ème jeu », ou « jeu décisif » est joué, si aucun des deux joueurs/euses n’est parvenu/e à faire la différence. Le tie-break se joue en 7 points (et peut théoriquement continuer indéfiniment tant qu’aucun des joueurs n’a atteint 7 avec un avantage d’au moins deux points) et permet donc de départager les deux joueurs. Seulement, ce ne sont pas les joueurs et joueuses, ni les organisateurs, qui se sont manifestés pour qu’une telle règle soit établie, mais les programmateurs télévisuels pour des raisons évidentes d’emploi du temps (le tennis étant déjà suffisamment imprévisible; on se souvient tous avec émotion et amertume du Mahut-Isner à Wimbledon 2010).

Pourquoi les balles sont jaunes ?

A l’origine, les balles de tennis étaient blanches. Cette couleur permettait aux joueurs de les distinguer assez facilement sur la plupart des surfaces. Cependant, la transition du blanc vers le jaune s’est faite, encore une fois, à la demande des télévisions. En effet, la plupart des téléspectateurs éprouvaient des difficultés à voir distinctement la balle au cours des échanges. Par ailleurs, les lignes, qui délimitent le terrain, étant également blanches, il était difficile pour les arbitres de ligne de juger si les balles étaient bonnes ou fautes. C’est pourquoi il a été décidé dans les années 70′ que les balles seraient dorénavant jaunes.

 

Pourquoi dit-on « let » et pas « net » ?

Et bien la réponse à cette question est très simple : « net » se traduit littéralement par « filet » en français et ne concerne donc que ce dernier. Vous n’avez pas nécessairement tort lorsque vous utilisez « net » suite à un service qui a frôlé le filet. Ce terme ne s’est pas démocratisé, uniquement car le « let » permettait à la fois d’arrêter le jeu lorsque la balle touchait le filet au service (tout comme le « net »), mais pouvait également être utilisé dans d’autres situations, qui pouvaient pousser le juge arbitre à arrêter le jeu (un pigeon sur le terrain, un enfant qui crie ou tout autre micro-événement qui pourrait perturber les joueurs). Son utilisation multiple lui a donc permis d’être préféré au « net ».

A noter que la règle du « let » sur le service est assez controversée et que de nombreux acteurs dans le monde du tennis souhaitaient ou souhaitent toujours la suppression de celle-ci. Guy Forget, ancien numéro 1 français et actuel directeur du Rolex Paris Masters, fait notamment partie de ses détracteurs, jugeant que cette règle gâchait le spectacle et l’aspect chanceux qui est toléré une fois l’échange véritablement entamé.

J’espère que maintenant, vous êtes fin-prêts à vous la raconter devant vos copains/copines, vos amis ou vos parents. Si jamais lors du prochain match de tennis, certains mots ou certaines anecdotes vous manquent, n’hésitez pas à mettre en commentaire vos questions.

Bon spectacle, profitez tant que vous le pouvez du Rolex Paris Masters, et à bientôt sur l’un des courts des clubs partenaires des Déchaînés !


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